Histoire

Les origines

Les origines de Montsalvy se trouvent au XIe siècle.
Béranger, Seigneur du lieu et vicomte de Carlat, fait donation d'un territoire au moine Gausbert.
Ce dernier y fonde une église, un hospice (maison d'accueil pour voyageurs) et un monastère.
Le terrain est borné de quatre croix (dont la croix Sainte-Anne et la croix du Cambon).
Saint Gausbert crée une sauveté, territoire assurant l'immunité ecclésiastique à qui s'y réfugie : havre d'espoir où toute population vient se mettre à l'abri.
Les travaux de construction de l'abbaye nécessitent une grande main d'oeuvre, le bourg se développe et voit l'apparition de petits commerces.
Le monastère de Montsalvy connaît un essor important.
La ville prend alors son nom, Montsalvy : Mons salutatis, mont de la sauveté ou Mons Salvii, mont du sauvé.
L' Église a depuis canonisé Gausbert et son successeur Bernard.

Au Moyen-âge, les cloches des églises rythmaient la journée du citadin. Elles donnaient l'heure religieuse (messes et prières sont des moments essentiels de la vie médiévale). Les cloches donnaient aussi l'heure aux guets : réveil au petit jour et couvre-feu le soir annonçant le début de la ronde de nuit. La ville a aussi une fonction artisanale et commerciale : l'artisanat textile prend un bel essor, culture et vente de petits pois de Montsalvy, vente de bestiaux, et toutes les corporations des métiers sont représentées : maréchal-ferrant, tanneur, teinturier, boucher, rôtisseur, tailleur, ciergier, tisserand...

 

 

Château de Montsalvy

Le passé de ce bel édifice ne nous est pas connu très précisément.

Il aurait été bâti sur les fondations des anciens remparts lorsque ceux-ci n'ont plus eu de fonction défensive.
Cette demeure bourgeoise s'est agrémentée d'une tour datant du XVIIIe siècle d'où son appellation de château.
La famille Bonnefons - Delmas en a fait donation à la commune pour y créer une maison de retraite. Ce vœu a été réalisé.

 

 

Porches Médiévaux

Cette porte est aussi nommée porche sud ou porte d'Entraygues car elle ouvrait la cité dans cette direction.
La ville du Moyen-Âge est protégée de remparts. Deux faubourgs se sont constitués : le barri Saint Antoine
et le barri  Saint François.
Les portes donnent accès à la ville et tous les soirs la herse se baisse et les doubles portes sont
immobilisées.

 

Cette porte plus communément appelée porche nord est aussi nommée porte d'Aurillac.
Il faut bien avoir à l'esprit que Montsalvy était une cité étape entre Aurillac et Rodez. Au Moyen-Âge, il existait ici un droit de péage, le prévôt percevait une taxe sur toutes les marchandises sortant du bourg y compris les bestiaux transhumant.

 

Réfectoire des Moines

Cet édifice, bâti sous l'autorité de Gausbert, servait de réfectoire aux moines. Il y avait aussi une cuisine et une chambre pour un chanoine.

La voûte ogivale possède quelques sculptures, elle a été restaurée en 1988. Vous découvrez la baie méridionale mise à jour pendant la restauration du réfectoire. Ses colonnettes rappellent celles de la salle capitulaire de l'Abbatiale.
L'inscription "Vive le Roi", découverte sous le crépi, témoignerait de la fidélité des abbés de Montsalvy au roi de France.

 

Cloître Saint Gausbert

Dans l'Abbaye du Moyen-âge, c'est la cour carrée certainement jadis agrémentée d'un jardin de plantes médicinales. Une partie de la galerie couverte, comportant des colonnes à chapiteaux, a été détruite en 1867 à l'occasion de l'agrandissement du presbytère.
A droite de la porte accédant à l'abbatiale, deux morceaux de fer incrustés dans la pierre matérialisent l'étalon de mesure de la toile.