Histoire et patrimoine
Les origines
Les origines de Montsalvy se trouvent au XIème siècle. Béranger, Seigneur du lieu et vicomte de Carlat, fait donation d'un territoire au moine Gausbert. Ce dernier y fonde une église, un hospice (maison d'accueil pour voyageurs) et un monastère. Le terrain est borné de quatre croix (dont la croix Sainte-Anne et la croix du Cambon). Saint Gausbert crée une sauveté, territoire assurant l'immunité ecclésiastique à qui s'y réfugie : havre d'espoir où toute population vient se mettre à l'abri. Les travaux de construction de l'abbaye nécessitent une grande main d'oeuvre, le bourg se développe et voit l'apparition de petits commerces. Le monastère de Montsalvy connaît un essor important. La ville prend alors son nom, Montsalvy : Mons salutatis, mont de la sauveté ou Mons Salvii, mont du sauvé. L' Église a depuis canonisé Gausbert et son successeur Bernard.
Au Moyen-âge, les cloches des églises rythmaient la journée du citadin. Elles donnaient l'heure religieuse (messes et prières sont des moments essentiels de la vie médiévale). Les cloches donnaient aussi l'heure aux guets : réveil au petit jour et couvre-feu le soir annonçant le début de la ronde de nuit. La ville a aussi une fonction artisanale et commerciale : l'artisanat textile prend un bel essor, culture et vente de petits pois de Montsalvy, vente de bestiaux, et toutes les corporations des métiers sont représentées : Maréchal-ferrant, tanneur, teinturier, boucher, rôtisseur, tailleur, ciergier, tisserand...
Parcours fléché du Patrimoine
Découvrez la cité grâce à un parcours fléché du patrimoine.
Laissez vous guider par le pictogramme doré de la croix du Cambon gravé sur les plaques de schiste indiquant les lieux à découvrir.
Brochure disponible à l'office de tourisme et à la mairie.
Visite commentée de la cité:
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Renseignements à l'office de tourisme - Tél. : 04.71.46.94.82 ou
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auprès de Madame Chantal MALVEZIN, présidente de l'association des Amis de l'Abbatiale et du Passé de Montsalvy au 06.81.63.18.11
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ou auprès de Madame Marcelle MADAMOUR au 04.71.49.26.86
N°1 : Château de Montsalvy
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Le passé de ce bel édifice ne nous est pas connu très précisément. Il aurait été bâti sur les fondations des anciens remparts lorsque ceux-ci n'ont plus eu de fonction défensive. Cette demeure bourgeoise s'est agrémentée d'une tour datant du XVIIIème siècle d'où son appellation de château. La famille Bonnefons - Delmas en a fait donation à la commune pour y créer une maison de retraite. Ce voeu a été réalisé.
N°2 et 9 : Porches Médiévaux
Cette porte est aussi nommée porche sud ou porte d'Entraygues car elle ouvrait la cité dans cette direction. La ville du Moyen-Âge est protégée de remparts. Deux faubourgs se sont constitués : le barri Saint Antoine et le barri Saint François. Les portes donnent accès à la ville et tous les soirs la herse se baisse et les doubles portes sont immobilisées.

Cette porte plus communément appelée porche nord est aussi nommée porte d'Aurillac. Il faut bien avoir à l'esprit que Montsalvy était une cité étape entre Aurillac et Rodez. Au Moyen-Âge, il existait ici un droit de péage, le prévôt percevait une taxe sur toutes les marchandises sortant du bourg y compris les bestiaux transhumant.
N°3 : Réfectoire des Moines
 
Cet édifice, bâti sous l'autorité de Gausbert, servait de réfectoire aux moines. Il y avait aussi une cuisine et une chambre pour un chanoine. La voûte ogivale possède quelques sculptures, elle a été restaurée en 1988. Vous découvrez la baie méridionale mise à jour pendant la restauration du réfectoire. Ses colonnettes rappellent celles de la salle capitulaire de l'Abbatiale. L'inscription "Vive le Roi", découverte sous le crépi, témoignerait de la fidélité des abbés de Montsalvy au roi de France.
N°4 : Cloître Saint Gausbert
Dans l'Abbaye du Moyen-âge, c'est la cour carrée certainement jadis agrémentée d'un jardin de plantes médicinales. Une partie de la galerie couverte, comportant des colonnes à chapiteaux, a été détruite en 1867 à l'occasion de l'agrandissement du presbytère. A droite de la porte accédant à l'abbatiale, deux morceaux de fer incrustés dans la pierre matérialisent l'étalon de mesure de la toile.

N'hésitez pas à venir la visiter. Entrée libre.
N°5 : Chevet Roman

L'étymologie du mot "chevet" vient du latin "caput" : tête, par assimilation avec l'emplacement de la tête du Christ sur la croix. Le terme de chevet désigne l'ensemble des murs, fenêtres, toiture vus de l'extérieur. Le chevet de l'église date de l'époque romane (Xème et XIème siècles).
N°6 : Maison de Tisserand
Cette maison est située rue des Toiles; son nom fait référence à une activité très importante qui donnait lieu à de nombreux échanges avec les alentours. On confectionnait les toiles à partir de laine et de chanvre. La culture de ce dernier était très répandue en Châtaigneraie. On fabriquait les draps et les vêtements avec ce fil de chanvre d'une part très résistant et d'autre part peu coûteux. La laine était réservée à des étoffes plus raffinées d'un coût plus élevé.
N°7 : Fin du Monde
Petite place se terminant en impasse d'où son nom.
N°8 : Fontaine "Lo grifol"
Son nom rappelle la griffe rejetant l'eau.

Elle fut, depuis le XIXème siècle (époque de sa construction) jusqu'aux années 50, le principal point d'eau potable du village.
Remarquez sa particularité : elle est partagée en deux : un côté servait d'abreuvoir, l'autre était réservé aux usages domestiques.
N°10 : Maison à pans de bois (ou à colombages)
Cette demeure médiévale a été restaurée. L'architecture est simple, elle présente sur la rue deux pièces. La pierre est seulement employée pour la cave, les fondations et l'angle de la maison. L'essentiel du bâti est en pans de bois. L'armature des poutres est remplie de mélange : torchis, hachis... La façade est formée de deux niveaux disposés en encorbellement (construction supportée par des corbeaux). Le revêtement de chaux laisse la structure de bois apparente. Les fenêtres étaient munies de parois translucides (papier huilé ou parchemin résistant, verres épais ou vitraux). Murs et plafonds du logis étaient peints. Le sol en terre battue était recouvert de paille dans les maisons modestes, ou carrelé et recouvert de nattes ou tapis dans les maisons cossues.
N°11 : L'échauguette
Cette maison est appelée plus communément "la tourelle". Un élément d'architecture la caractérise et lui donne fière allure : une petite tour. Différentes corporations y étaient installées, c'était le lieu des échanges commerciaux.
N°12 : Abbatiale
jardin de l'église
L'église de Montsalvy qui dépendait de l'abbaye Saint Géraud d'Aurillac, date de la seconde moitié du XIème siècle. Elle constitue le vestige principal de ce qui fut au Moyen-Âge l'une des plus importantes abbayes de la région qui nous surprend encore par ses dimensions inhabituelles. Des autres bâtiments de l'abbaye ne subsistent que le réfectoire et la salle capitulaire transformée en salle du Trésor d'Art Sacré du pays de Montsalvy. Les galeries du cloître et l'aile ouest du monastère ont disparu. L'église a été remaniée à plusieurs époques : les piliers de la nef sont romans, tandis que les voûtes gothiques datent du XVème siècle.
 Seul le choeur et l'absyde avec sa chapelle axiale et les deux absidioles sont entièrement d'époque romane. La façade ouest date du XVIIIème siècle. L'église possède par ailleurs un mobilier classé au titre des Monuments Historiques dont un Christ en bois polychrome, un bénitier en marbre coloré et ferronnerie du XVIIème s., un lutrin du XVIIIème et enfin le maître-autel du 20ème siècle et son baldaquin du XIXème s. Dédiée à Notre Dame de l'Assomption, elle a été classée Monument Historique en 1911. La nef compte six travées. Les douze piliers sont romans.
Au milieu de la nef méridionale, trône le Christ roman. Deux châsses fixées aux deux piliers de la croisée du transept contiennent les reliques de Saint Gausbert et Saint Bernard. Le clocher s'élevait à l'origine sur la croisée du transept. Endommagé en 1258, il fut reconstruit sur la travée méridionale.
A voir également :
Trésor cantonal d'Art Sacré
Situé dans l'Abbatiale de Montsalvy, ce musée, ouvert toute l'année, présente des objets cultuels prêtés par les communes du canton.
Qu'ils soient classés ou non, le regard des visiteurs est attiré par leur magnificence.

La Catine
Reconstitution d'un intérieur auvergnat d'antan - Place du Cloître. Ouvert en saison estivale.
Organisé et animé par l'Association des Amis de l'Abbatiale et du Passé de Montsalvy.

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